Ousmane Sonko revient sur les raisons de son départ et pointe une décision du président Faye

Publié le 3 juin 2026 | Par Ndiaye Mamadou – Analyste politique (Namfiyo)

Dans une déclaration ferme et détaillée, Ousmane Sonko revient sur les circonstances de son départ du gouvernement. Le leader du Pastef affirme que la décision de rompre le compagnonnage politique émane directement du président Bassirou Diomaye Faye.

Après plusieurs semaines de spéculations et d’interrogations au sein de l’opinion publique, Ousmane Sonko a décidé de s’exprimer. Lors d’une conférence de presse tenue le 2 juin 2026, l’ancien Premier ministre a livré sa version des faits, apportant un éclairage sur les raisons profondes de son limogeage.

Une rupture initiée au sommet de l’État

Selon Ousmane Sonko, c’est le président Bassirou Diomaye Faye qui a pris l’initiative de mettre fin à leur collaboration politique. Convoqué au Palais de la République, il affirme avoir été informé directement de cette décision.

« Il m’a dit qu’il estime que le compagnonnage ne peut plus continuer », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État aurait notamment évoqué certaines prises de position publiques jugées incompatibles avec la poursuite de leur collaboration.

Une posture de responsabilité assumée

Face à cette situation, l’ancien Premier ministre affirme avoir refusé de subir passivement la décision, optant pour une position de clarté politique.

« Je lui ai dit que s’il veut me limoger, il n’a qu’à assumer et le faire », a-t-il indiqué.

Cette déclaration illustre une volonté de se démarquer et de ne pas endosser une responsabilité qu’il attribue au président.

Une alternative institutionnelle proposée

Ousmane Sonko a également révélé avoir proposé une solution alternative visant à préserver l’équilibre des institutions.

Il aurait envisagé de quitter ses fonctions à la Primature pour prendre la tête de l’Assemblée nationale, tout en maintenant son soutien à l’action gouvernementale.

Une option qui, selon lui, aurait permis d’éviter une rupture brutale au sommet de l’État. Cette proposition n’a toutefois pas été retenue.

Un refus d’endosser la rupture

Le leader du Pastef insiste sur le fait qu’il ne se considère pas comme responsable de la fin de cette alliance politique.

« Cette séparation, je ne pouvais pas l’endosser », a-t-il affirmé.

Cette prise de position marque un tournant dans sa stratégie politique et vise à clarifier sa position auprès de l’opinion publique.

Un tournant dans la vie politique sénégalaise

Cette déclaration confirme les profondes divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié. Elle marque une rupture dans un projet politique commun qui avait porté les deux hommes au sommet de l’État.

La séparation semble désormais actée, ouvrant une nouvelle phase dans la vie politique nationale.

Quels enjeux pour la suite ?

Ce développement intervient dans un contexte de recomposition politique marqué par la formation d’un nouveau gouvernement et des tensions croissantes au sein de la majorité.

Les prochaines semaines seront déterminantes pour observer l’évolution des rapports entre le pouvoir exécutif et le Pastef.

Cette situation pourrait redéfinir durablement l’équilibre politique au Sénégal.

▶ Réagissez :
Ousmane Sonko a-t-il raison de refuser d’endosser la responsabilité de cette rupture ?

Participer au débat sur Namfiyo

Ousmane Sonko revient sur les raisons de son départ et pointe une décision du président Faye

Ousmane Sonko revient sur les raisons de son départ et pointe une décision du président Faye

Publié le 3 juin 2026 | Par Ndiaye Mamadou – Analyste politique (Namfiyo)

Dans une déclaration ferme et détaillée, Ousmane Sonko revient sur les circonstances de son départ du gouvernement. Le leader du Pastef affirme que la décision de rompre le compagnonnage politique émane directement du président Bassirou Diomaye Faye.

Après plusieurs semaines de spéculations et d’interrogations au sein de l’opinion publique, Ousmane Sonko a décidé de s’exprimer. Lors d’une conférence de presse tenue le 2 juin 2026, l’ancien Premier ministre a livré sa version des faits, apportant un éclairage sur les raisons profondes de son limogeage.

Une rupture initiée au sommet de l’État

Selon Ousmane Sonko, c’est le président Bassirou Diomaye Faye qui a pris l’initiative de mettre fin à leur collaboration politique. Convoqué au Palais de la République, il affirme avoir été informé directement de cette décision.

« Il m’a dit qu’il estime que le compagnonnage ne peut plus continuer », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État aurait notamment évoqué certaines prises de position publiques jugées incompatibles avec la poursuite de leur collaboration.

Une posture de responsabilité assumée

Face à cette situation, l’ancien Premier ministre affirme avoir refusé de subir passivement la décision, optant pour une position de clarté politique.

« Je lui ai dit que s’il veut me limoger, il n’a qu’à assumer et le faire », a-t-il indiqué.

Cette déclaration illustre une volonté de se démarquer et de ne pas endosser une responsabilité qu’il attribue au président.

Une alternative institutionnelle proposée

Ousmane Sonko a également révélé avoir proposé une solution alternative visant à préserver l’équilibre des institutions.

Il aurait envisagé de quitter ses fonctions à la Primature pour prendre la tête de l’Assemblée nationale, tout en maintenant son soutien à l’action gouvernementale.

Une option qui, selon lui, aurait permis d’éviter une rupture brutale au sommet de l’État. Cette proposition n’a toutefois pas été retenue.

Un refus d’endosser la rupture

Le leader du Pastef insiste sur le fait qu’il ne se considère pas comme responsable de la fin de cette alliance politique.

« Cette séparation, je ne pouvais pas l’endosser », a-t-il affirmé.

Cette prise de position marque un tournant dans sa stratégie politique et vise à clarifier sa position auprès de l’opinion publique.

Un tournant dans la vie politique sénégalaise

Cette déclaration confirme les profondes divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié. Elle marque une rupture dans un projet politique commun qui avait porté les deux hommes au sommet de l’État.

La séparation semble désormais actée, ouvrant une nouvelle phase dans la vie politique nationale.

Quels enjeux pour la suite ?

Ce développement intervient dans un contexte de recomposition politique marqué par la formation d’un nouveau gouvernement et des tensions croissantes au sein de la majorité.

Les prochaines semaines seront déterminantes pour observer l’évolution des rapports entre le pouvoir exécutif et le Pastef.

Cette situation pourrait redéfinir durablement l’équilibre politique au Sénégal.

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