La scène politique sénégalaise connaît un nouveau bouleversement. Le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a annoncé sa démission dans la soirée du 24 mai 2026, ouvrant une nouvelle phase d’incertitude institutionnelle.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il explique avoir pris cette décision « après une profonde réflexion », évoquant un choix personnel guidé par son sens des responsabilités et sa conception de l’État.
Cette annonce intervient moins de 48 heures après le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye. Cet enchaînement traduit l’intensité des tensions au sommet de l’État.
Une démission à forte portée politique
Proche de l’ancien chef du gouvernement, Malick Ndiaye occupait une position stratégique au sein des institutions.
Sa démission est perçue comme un signal politique dans un contexte de recomposition rapide.
Elle intervient à un moment clé, où les équilibres institutionnels apparaissent fragilisés.
Un enjeu autour du contrôle des institutions
La question du contrôle des institutions est désormais centrale. L’Assemblée nationale, largement influencée par des alliés de l’ex-Premier ministre, pourrait jouer un rôle déterminant.
L’élection d’un nouveau président de l’institution suscite déjà de nombreuses spéculations sur les rapports de force à venir.
Un possible repositionnement politique
Pour certains analystes, ce départ pourrait ouvrir la voie à un repositionnement majeur sur la scène politique.
Il pourrait notamment permettre à Ousmane Sonko de revenir au premier plan institutionnel, sous certaines conditions.
Une phase de tensions accrues
La situation actuelle marque une intensification des rivalités internes au sommet de l’État.
Les décisions à venir, notamment sur la succession à la tête de l’Assemblée nationale, seront déterminantes.
Quels enjeux pour la stabilité ?
Au-delà des événements immédiats, cette séquence s’inscrit dans une dynamique plus large de recomposition politique.
À l’approche des échéances électorales de 2027 et 2029, les choix actuels pourraient avoir des conséquences durables.
La stabilité institutionnelle dépendra de la capacité des acteurs politiques à gérer cette transition dans un esprit de responsabilité.
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